Niveau(x) scolaire(s)
Fiche ressource

La situation problème

Les nouveaux programmes en technologie (mais aussi en Sciences et en mathématiques) créent des exigences nouvelles pour la formation et l’évaluation des élèves…

Pour donner du sens à l’enseignement de la technologie et cultiver chez les élèves le goût de faire des sciences, d’apprendre des techniques, les programmes recommandent d’introduire certaines notions au travers d’une situation-problème.

L’intérêt de cette démarche est de montrer la pertinence de l’outil construit pour la résolution du problème.

La résolution de problèmes doit constituer le vecteur principal de l’évaluation. Cela est vrai aussi bien pour l’évaluation de l’acquisition du programme que pour celle du socle commun : l’évaluation ne peut être pertinente que si elle porte sur les attendus.

Une situation d'apprentissage

- C’est une situation d’apprentissage organisée autour d’un obstacle à franchir.
- Elle présente un défi à la portée de l’élève qui ne dispose pas, au départ, des moyens de trouver la solution recherchée.
- Elle a du sens parce qu’elle fait appel à quelque chose que connaît l’élève. Elle est en lien avec sa réalité.
- Elle est concrète parce qu’elle a un but, elle sollicite une action réelle et requiert l’utilisation de connaissances, de techniques, de stratégies…
- La situation doit amener l’élève à y investir ses connaissances antérieures et le conduire à une remise en cause des représentations et à l’élaboration de nouvelles idées.

Une situation problème, deux acteurs

L’élève

Le principe est toujours de faire agir les élèves de manière productive, plutôt que réceptive.

On doit travailler ensemble.

Le professeur

Le professeur encourage, guide le tâtonnement expérimental. Il invite l’élève à faire part de ses doutes, à expliquer ses raisonnements, à prendre conscience de ses façons de comprendre, de communiquer.

Il rappelle les consignes, propose des activités intermédiaires, trouve des supports facilitateurs…

Les différentes phases

Réflexion personnelle

La réflexion personnelle force à affronter l’obstacle de la verbalisation et à concrétiser
le fruit de son travail.

L’élève commence par une analyse du problème posé (des faits). Il y a obligation d’écrire (une réponse, une suggestion, une autre question, un simple constat…)

Confrontation avec ses représentations

Confrontation avec ses représentations

L’élève doit rendre le problème traitable. C’est-à-dire le modéliser, ce qui aboutit à l’élaboration d’hypothèses.

Mise en commun

Mise en commun

Elle est indispensable. Elle permet de confronter les divers diagnostics, solutions ou actions proposés et de retenir la solution ou le diagnostic le plus plausible.

Le professeur n’apportera pas de réponses, mais pourra montrer des éléments contradictoires afin de provoquer un réexamen par les élèves. On est toujours dans une phase d’émission d’hypothèses, ce n’est pas une phase de structuration des connaissances.


Vérification

Vérification

L’expérience est là pour valider ou invalider les hypothèses émises.

On peut différencier les contenus (des hypothèses différentes) et les méthodes.

Il y a toujours obligation de consigner par écrit le résultat de la recherche.

Structuration

Structuration
Le professeur « reprend la main » afin de restructurer toutes les idées brassées dans les activités précédentes, de construire une synthèse et d’apporter des compléments d’informations.

Le réexamen collectif du cheminement parcouru est l’occasion d’un retour réflexif : il aide les élèves à prendre conscience des stratégies mises en œuvre, à les stabiliser pour pouvoir les réinvestir dans d’autres situations.

Comment mettre en œuvre une situation problème ?

Avant d’ aborder une situation problème, il est nécessaire de répondre aux questions suivantes :
- Quel est mon objectif ? Qu’est-ce que je dois acquérir ?
- Quelle(s) tâche(s) dois-je effectuer ?
- Quel est le dispositif mis en place par le professeur ?